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Menu LASAGNE : 2ème plat

Publié le : 02/06/2016 17:57:21
Catégories : Conseils au jardin , Jardinage , Les Livres

Menu LASAGNE : 2ème plat

Cette semaine, il y aura des LASAGNES au menu… des lasagnes de culture.

Il s’agit d’une saga de 9 articles qui présentera les techniques de lasagnes que l’on peut retrouver dans les livres de la Librairie PermaCulturelle. Je vous expliquerai les tenants et les aboutissants de ces techniques.

LASAGNE (nom féminin qui donne l'eau à la bouche) : c'est une technique de culture qui permet d’obtenir une bonne production sans préparation du sol, et en cultivant dans différentes couches de matières organiques empilées sur le sol.



Article n° 2 (sur 9) : Technique issue du livre Introduction à la permaculture, de Bill Mollison, le fondateur de la permaculture, il est australien.

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LA TECHNIQUE EN RÉSUMÉ

A partir d’une prairie/pelouse

  1. faucher la végétation
  2. saupoudrage de poudre d’os et de sang (un activateur biologique !)
  3. couche de feuilles mortes
  4. couche de tontes d’herbe ou de déchets de cuisine
  5. couche de carton
  6. couche d’algues ou fumier mûr
  7. couche d’aiguille de pins ou de paille
  8. paillage

 

LE PETIT + POUR RÉUSSIR

J’arrose chaque couche lors de la création de la lasagne.

 

POURQUOI DE LA POUDRE DE SANG ET D’OS ? ET DES ALGUES ?

Force est de constater que cette technique n’est pas végan…

La poudre de sang et d’os est ce qu’on appelle un “engrais coup de fouet”. Cette poudre contient beaucoup d’azote et plein d’autres nutriments très facilement assimilables par les plantes. Cet engrais dynamise l’humification et la minéralisation, c’est à dire :

  • qu’il participe à la transformation des matières organiques mortes (les herbes fauchées et les feuilles mortes des premières couches de la lasagne) en humus
  • et en même temps il permet à la vie du sol d’aller piocher des nutriments stockés dans l’humus pour nourrir les plantes
  • et en plus, l’action est rapide : dès l’application lorsque le sol est humide (l’eau sert de vecteur).

Cette poudre peut s’acheter en jardinerie (20 € pour quelques kilo), on l’épand par poignée.

Elle peut être remplacée par des fientes de poules ou de pigeons, ce qui évitera un achat.

Concernant les algues, c’est étonnant de voir le fondateur de la permaculture proposer cet apport. Un des principes à appliquer dans une démarche permaculturelle invite à utiliser les ressources et matériaux locaux : l’énergie est produite et utilisée sur place, c’est plus efficace, on économise du transport (c’est même efficient, pour employer le terme approprié).

Alors pour ceux qui ont une mare envahie de lentilles d’eau, ils peuvent prélever cette ressource et l’utiliser dans la lasagne. La mare s’en portera d’autant mieux.

Mais pour ceux qui n’ont pas de mare, ils peuvent remplacer cette couche par du fumier composté, si vous n’en avez pas, du compost domestique en maturation avancée fera l’affaire.

Bill Mollison, qui propose cette technique de lasagne, est issu d’un village côtier de Tasmanie, sans doute est-ce pour cette raison qu’il emploie des algues...

 

L'INTÉRÊT DE CETTE TECHNIQUE DE LASAGNE

La technique présente les mêmes intérêts que la technique précédente (n°1/9), mais elle est plus durable dans le temps, si l’on considère les couches supérieures faîtes d’aiguilles de pin ou de paillage à base de copeaux ou d’écorces. L’objectif du jardinier, c’est la tenue dans le temps de ce paillage, car il est difficile à décomposer (très carboné… trop carboné !). Ainsi donc, le paillage conservera plus longtemps ses qualités et sa fonction (protection du sol des impacts des gouttes de pluie et empêche la surface du sol de se “croûter”, empêche la végétation spontanée de repousser, conserve l’humidité du sol)


Comme on peut le voir sur le schéma, on peut planter des arbres car la lasagne est nutritive et le paillage durable. Cela économisera pas mal d’entretien les 2 premières années.

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